Les 5 casquettes d’une créatrice

Beaucoup se demandent ce qu’on fait de ses journées quand on est créateur/créatrice. On me dit souvent : « tu dois créer toute la journée, c’est génial! ».

Oui, c’est génial, sauf que je ne crée pas toute la journée, loin de là, mais c’est aussi cet autre aspect que j’apprécie : le côté entrepreneur de la chose pour employer de grands mots!

Quand on est entrepreneur, on gère donc un paquet de choses en même temps, voici selon moi les 5 casquettes d’un entrepreneur créatif :

casquette de créatif

1. être créatif

le plus fun et le seul aspect auquel on pense avant de se lancer dans l’aventure : réfléchir à de nouvelles collections, à de nouveaux objets, prendre le temps de chercher l’inspiration, tâtonner, ….

Malheureusement, tout ça prend du temps et s’autoriser à en perdre pour être créatif, c’est assez difficile quand on est submergé par tout le reste!

Il y a aussi la façon de mettre en valeur ses créations : prendre des photos, faire des mises en scène pour les nouvelles collections, pour les salons, les vitrines… C’est tout un art qu’il faudrait maîtriser.

casquette de comptable

2. gestion et comptabilité

c’est peut-être le côté le plus rébarbatif, mais moi j’aime les chiffres! Bon, j’avoue que j’aime aussi énormément tout faire à la dernière minute et que faire sa compta du trimestre le dernier jour c’est moins marrant.

Beaucoup de créateurs que j’ai rencontrés sont auto-entrepreneurs : la gestion comptable est réduite à son minimum, mais pour savoir si son activité est viable il est quand même conseillé de tenir une comptabilité.

Il y a aussi le reste de la gestion : par exemple la protection des créations, le dépôt de la marque, le choix de l’assurance, du statut.

casquette de webmaster

3. webmaster

cette partie est la plus obscure pour la grande majorité des créatrices et créateurs : faire une page facebook, ça va encore (même s’il faut d’abord comprendre la différence entre une page et un profil). Peut-être même se créer un blog pour les plus motivées.

Mais le travail central qu’elles font rarement : avoir un site professionnel et aussi avoir un courriel pro.

Eh oui, ça n’a l’air de rien, mais de nombreuses créatrices (et de nombreux créateurs) utilisent leur mail perso (des fois très perso, genre : mimilaplusbelle@XX.fr ou yvetteetjeanpaul@YY.fr) pour échanger avec les gens. C’est tout bête à faire et gratuit, et surtout très satisfaisant : le jour où j’ai créé mon mail (sarah@sarigami.fr), je me suis vraiment sentie passer de l’autre côté : fini l’amateurisme!

Pour le site, là c’est plus complexe . J’ai aidé dernièrement plusieurs personnes à faire leur site et les solutions dépendent grandement de l’aisance de la personne devant un ordinateur. Je détaillerai très bientôt les différentes options quand on est créateur et qu’on veut avoir sa vitrine sur le net.

casquette de vendeur

4. commerçant/vendeur

la partie qu’on a pas envie d’évoquer quand on est « artiste » (ou même artisan d’ailleurs) : on aimerait tous tellement vivre sans avoir à vendre et à se vendre. Auprès des particuliers qu’on croise en salon, sur internet, mais aussi auprès des différents professionnels (boutiques, organisateurs d’événements, banquier!) où l’on va aussi devoir vanter nos talents.

On va dire que c’est la casquette que je maîtrise le moins!

 

casquette de manutentionnaire

5. manutention

c’est vrai, ça n’est pas la partie la plus importante, mais c’est sans doute la plus pénible (eh oui, pour moi c’est plus pénible que la compta : j’aime vraiment les chiffres!). À chaque salon, marché, boutique éphémère, tout déménager encore et encore. Il faut des bras et des épaules solides, une voiture avec chauffeur pour les plus chanceuses dont je fais partie! Et surtout beaucoup d’énergie pour partir aux aurores, installer tout le stand avant l’ouverture du salon, tenir toute la journée (en bavardant avec les voisines) et ensuite tout remballer, en gardant un peu de force pour décharger la voiture une fois chez soi (ou pire rentrer en métro avec sacs et tables sous le bras).

 

Lorsque je me suis lancée, j’ai trouvé pas mal d’aides de toutes sortes que ça soit dans ma couveuse d’entreprise ou sur internet : je suis abonnée à la newsletter d’Etsy pour les vendeurs , ils proposent aussi un manuel qui m’a bien aidée les premiers temps. J’ai également beaucoup potassé ce site qui interviewe des entrepreneures sur des sujets aussi variés que  la gestion du temps quand on est entrepreneur créatif, se faire connaître sur les réseaux sociaux, la compta, les employés, etc. Et puis, il y a l’échange avec les autres entrepreneurs, toujours riches de conseils.

 

Alors quand on me demande ce que je fais comme métier, ne dire que créatrice d’origami, ne reflète pas vraiment ma vie d’entrepreneure, mais ça a le mérite d’éveiller la curiosité!