Voyage au Japon : Kyoto, visites – part 1

… la foule en délire me réclame la suite depuis des semaines, il est temps que je vous livre ma vision de Kyoto, sans laquelle vous ne pourrez certainement pas survivre…

J’aurais pu choisir un titre plus aguicheur, genre « les 5 lieux à ne pas rater à Kyoto » ou les « 7 plus belles vues à Kyoto », mais bon je garde ces titres pour quand j’écrirai mon guide de voyage (à chaque voyage, je peste contre ces guides qui ne sont jamais comme je voudrais et jamais assez pratique, suis-je la seule?).

Donc ça sera juste : « Kyoto, visites » (en 2 parties parce que sinon ça va devenir illisible). Oui je suis scientifique, et alors?

Nous avons fait du très classique (je serais curieuse de savoir comment faire original à Kyoto?) :

lion carrefour Gion – le sanctuaire shinto Yasaka (ne pas confondre temple et sanctuaire) et le parc Maruyama, nos 1ers pas au Japon sous des cerisiers en fleurs! Le parc était splendide et nous n’étions pas les seuls à admirer les arbres lourds de fleurs (on était tellement éblouis qu’on n’a même pas pris de photo des cerisiers!) ;
– le quartier Shinbashi et ses ruelles bordées de vieilles maisons, et de cerisiers gorgés de fleurs. Ce cadre idyllique est choisi par des couples ( jeunes mariés peut-être?), pour se faire photographier en vêtements traditionnels. On aurait dû plus profiter de ce coin, très calme avant la foule de touristes de Sannenzaka ; quartier Shinbashi - cerisier en fleurs

Sannenzaka : de jolies allées menant de Yasaka au temple Kiyomizu– qui d’après ce que j’avais lu dans les guides avaient l’air d’être une ballade originale, eh bien, tous les guides doivent le dire!

Où est Charlie/Sarah dans la foule de touristes

Où est Charlie/Sarah?

Mais malgré la foule de touristes, on a bien profité de cette plongée dans le Kyoto de l’époque (et dans les boutiques de souvenirs!). Sauf à la fin, où on a réussi à louper le temple Kiyomizu qui est selon le Routard l’un des 3 temples les plus visités de Kyoto. Comme quoi, avoir le nez en l’air et le guide bien rangé dans la poche, ça n’aide pas forcément à tout voir!

kyoto kimono

croisés tout au long du séjour à Kyoto, des femmes (et des hommes) en « habits du dimanche »

Teramachi en partant du nord de cette rue, juste au sud du Palais impérial. On est dans le « vrai » Kyoto, une rue tranquille avec quelques boutiques parfois centenaires deci delà (dont 2 boutiques de papiers, on est évidemment entrés dans les 2, premier petit trou au budget du jour!), et puis d’un coup, on arrive dans une galerie marchande (ça m’a fait penser à celles de Bruxelles, allez savoir pourquoi…), avec des boutiques plutôt modernes. On y a trouvé un 100Y shop bien fourni et une boutique de tissus dans laquelle j’aurai bien dépensé tous mes yens. Bizarrement, le soir venu, on a voulu y trouver un resto, mais lorsque les magasins ferment dans la galerie (19h dans mon souvenir), tout ferme : restos et café. Une constante de notre voyage : on a toujours galéré pour trouver à manger à Kyoto, mais je m’étendrai là-dessus dans un prochain chapitre!

– le Temple du Pavillon d’or (Kinkaku-ji) : un autre des 3 sites les plus visités de Kyoto, c’est une constante à Kyoto, ville-musée, sûrement très agréable à vivre mais ponctuée de « spots » touristiques. C’est le jeu quand on est un touriste, je me suis même surprise à me faire prendre en photo devant les monuments, comme les japonais (et les italiens, et les chinois, et …), parce que tout le monde prend toujours les même photos des monuments et les miennes ne seront certainement pas les plus belles alors autant avoir des photos vraiment uniques (avec moi dessus). (Non, vous ne verrez pas mon demi-sourire figé, j’ai ma réputation!)

Malgré tout ce monde, on en prend plein les yeux et le lieu a quelque chose d’apaisant.

kinkakuji temple kyoto

Après avoir mangé dans un mini restaurant familial, très accueillant « Bonne Famme » (sans blague! Mon grand regret : ne pas être allé au resto « Culotte » dans le même coin), visite du château Nijo.

Pas de photo du château, qu’on a visité un audio-guide aux oreilles, ça vaut le coût (minime). Dans le château, on a vu/entendu en vrai son parquet aux rossignols! Je me suis retrouvée plongée dans le livre Le Clan des Otori que j’ai relu (et re-dévoré) l’été dernier.

Dehors, j’ai dû passer un bon quart d’heure à observer les carpes dans les douves du château, happée par leur large bouche qui avale et recrache les pétales de fleurs sans se lasser (je vous épargne la dizaine de photos)…

banc de poisson au château Nijo poisson blanc au château Nijo

… pour ensuite tomber nez à nez avec quelques cerisiers, jamais discrets en cette période!

château nijo les cerisiers

floraisons à Kyoto

pense-bête pour les prochains voyages

– toujours pas lassés des cerisiers en fleur, nous avons fait un tour au Jardin botanique au crépuscule : pendant la très courte période de floraison des cerisiers, les parcs et jardins de la ville sont exceptionnellement ouverts à la tombée de la nuit, et des éclairages particuliers sont mis en place pour magnifier les arbres. C’est vraiment splendide en vrai. En photo par contre, ça n’est pas très convaincant!

jardin botanique de Kyoto - cerisiers
On a regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour retourner au Jardin botanique en journée, je vous le conseille vraiment. Pas seulement pour faire un tour à la droguerie avant la fermeture en sortant du jardin…! la droguerie à Kyoto

– pour notre dernier jour à Kyoto, une ballade au nord ouest. L’objectif final était d’aller au Kyoto Handicraft Center , une grosse déception (en fait une boutique de souvenirs sans aucune originalité)…

Kyoto bucolique…mais on aura découvert le sanctuaire Heian avec son magnifique jardin, débordant de …. cerisiers en fleurs évidemment!
Heian jingu

Heian jingu les cerisiers

Et puis dans ce quartier de musées dans lesquels nous n’avons pas mis les pieds (oui bon, je ne suis pas une grande fan des musées…), nous avons fait un petit tour au Fureaikan, musée de l’artisanat traditionnel japonais (eh oui, visite d’un seul musée à Kyoto, record battu!) qui vaut le détour : ça n’est pas la mise en scène la plus fun que j’ai vue, mais il y a un  nombre incalculable de vidéos sur différentes techniques artisanales (je dirais même sur toutes les technique artisanales japonaise), c’est passionnant. Il y a aussi des ateliers ouverts au public (sauf le week-end…).

Le point négatif : des vidéos disséminées dans tout le musée mais pas de quoi s’asseoir pour les regarder, dur dur après 5 jours de marche intensive dans la ville. Au moins ça permet d’éviter d’y passer la journée pour profiter d’un petit goûter dans un salon de thé à l’anglaise : « La Voiture » (en français dans le texte) qui propose une très bonne tarte tatin et dont la carte en relief  a bien conclue cette dernière journée kyotoïte.

la voiture et sa tarte tatin

Bon je vais m’arrêter là sur les visites à Kyoto même, on est aussi sortis de la ville… à suivre!

A retenir pour la prochaine fois : le Jardin botanique!!! (je suis une grande fan des jardins botaniques, ça se voit, non?) et pour le reste : suivez les guides!

Petit quiz pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout :

seulement 1 photo n’a pas été prise par moi (à part celle où on me voit évidemment) mais par une personne sachant prendre des photos (le photographe de Sarigami évidemment!). Saurez-vous la retrouver? Les 2 premiers à me donner la bonne réponse recevront chacun une magnifique carte postale signée de ce fameux photographe!

Pour lire les débuts du « Voyage au Japon » : l’avion, une nuit au ryokan.