sac à langer, 4ème ( et dernier ! )

sac à langer

Cette année, mon mois d’août a été intensif en couture. La cause? Une petite fille très attendue pour la fin du mois, et comme d’habitude, des difficultés à commencer en avance ce cadeau de naissance.

J’oublie à tous les coups le temps que prend la confection d’un sac à mille poches… Mais le sac à langer devant traverser la mer pour arriver à bon port, il a bien fallu que je me booste pour qu’il arrive à temps avant le périple à la maternité! sac N Comme toujours basé sur le même tuto, mais après 4 versions (la première et la 3ème n’ayant pas eu les honneurs d’apparaître ici) je m’en inspire assez librement.

Il a comme le précédent un rabat décrochable qui peut servir de tapis à langer. Pourquoi d’ailleurs mettre ce tapis en rabat m’a demandé le futur papa? Pour ne pas avoir à le mettre dans le sac pardi! sac N tapis Pour que le rabat ne soit pas trop inesthétique, j’ai transformé la forme trapèze initiale en rectangle. C’est un peu mastoc visuellement, mais on ne peut pas tout avoir…

La sangle étant accrochée trop bas par rapport au haut du sac, il a fallu trouver une astuce de dernière minute pour ne pas que le sac fasse un salto à chaque utilisation, d’où les pressions et la languette pour maintenir la sangle. C’est vraiment un système D, la prochaine fois (…quelle prochaine fois?) il faudrait limiter la longueur du zip central pour éviter ça. Ou bien laisser tomber la sangle…! sac N poignets Une poche devant et une poche plate derrière ; une poche (détachable) et une triple poche élastiquée dedans, comme sur le modèle d’origine.   sac N pochesLe sac est arrivé à bon port et la petite fille également!

En conclusion, et comme après les 3 réalisations précédentes, je me suis jurée que c’est la dernière fois que je couds ce sac : trop de poches, trop de zips, trop de galères pour tout raccorder… c’est ch**nt de coudre un sac en fait…

Finalement, c’est quand même plus simple de coudre un vêtement…! Aussitôt dit, “aussitôt” fait… (à suivre)

en septembre, en automne

puzzle fujisan

J’aime bien le mois de septembre…

Pourtant je n’aime pas spécialement ce qui accompagne le mois de septembre, la rentrée, les feuilles mortes, l’automne… (et les puzzles)

puzzle Fujisan (en cours) Mais voila, le mois de septembre c’est le mois de mon anniversaire, et malgré les années qui passent (et que je commence à ne plus vouloir compter), j’aime cette période où à chaque rendez-vous, quand je plonge le nez dans mon agenda, tout à coup mon front se déride “ah justement ça tombe la veille/le jour/le lendemain de mon anniversaire!”.

C’est un plaisir de petite fille, à l’approche de ce jour où tout a commencé. D’ailleurs, c’est peut-être pour ça qu’après le jour J, ce petit plaisir passé, j’entre de plein pied dans l’automne, de façon un peu abrupte, l’été s’arrête d’un coup juste après mon anniversaire. puzzle Fujisan détail Cette année, on va dire que l’automne me l’a bien rendue, qui s’est installée comme par magie le jour J…

Mais un jour de pluie, ça peut aussi être un jour à la maison, à faire un mini-puzzle, acheté au Japon il y a quelques temps.

Il est presque fini, un dernier jour de pluie et il sera plié!

c’est la rentrée !

livre-mois

une si longue absence…

et un titre aussi plat…

je vous épargne donc mes diapos de vacances et photos d’enfants pour leur 1ère journée d’école (aussi parce que je n’ai rien de tout ça sous la main!).

mais je vais essayer de reprendre doucement contact avec ce lieu!

 

En commençant par une découverte récente qui me donne bien envie : livre-moi(s) … et si quelqu’un passait par là par hasard et avait besoin d’une idée de cadeau pour mon anniversaire qui arrive à grand pas? …

et si quelqu’un passait par là par hasard et me donnait son avis sur cet abonnement si alléchant?

J’adore découvrir de nouveaux auteurs, mais c’est toujours compliqué en librairie de plonger dans l’inconnu. Je n’ai pas pour habitude d’avoir de grandes conversations avec les libraires (timide, moi?) et j’avoue que je suis plutôt adepte des librairies d’occasion (sans libraire). Du coup, je me repose sur mes acquis et achète essentiellement les mêmes auteurs.

Je pense que je vais me laisser tenter pour découvrir d’autres horizons et me faire surprendre. Je vous dirai si c’est aussi bien que ça en a l’air (pas que ça vous intéresse follement, mais j’aime bien parler toute seule).

Ah et puis, si je suis aussi tentée c’est surtout pour ce jeu de mot que j’aurai aimé trouver livre-moi(s) (ça marcherait avec les origami?)

Voyage au Japon : Origami in Kyoto

grue et son bébé

Même si c’était un voyage de loisirs, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux papiers, un petit atelier origami à Kyoto c’était indispensable!

atelier origami
Le masque, l’outil indispensable pour plier des papiers. Ah non, en fait c’est pour éviter les allergies, printemps oblige!

Un jour que nous allions à la gare de Kyoto, nous avons découvert complètement par hasard un atelier d’origami : un monsieur très aimable avec sa femme, qui a écrit un livre sur les multi-origami. Ni une ni 2, rendez-vous est pris pour un petit atelier origami avec de vrais pros!

C’était une expérience très sympa, entourée de vieilles dames plus ou moins douées, toutes très étonnées de partager leur table avec une fille qui a l’air de savoir plier tout en baragouinant un semblant d’anglo-japonais. Le professeur m’a “appris” à plier une grue, mais franchement, je n’ai pas vraiment compris ses explications, heureusement, l’honneur est sauf, je savais déjà plier avant d’assister au cours!

Le multi-origami (un nom que je viens d’inventer) qu’est-ce donc? A partir d’une grande feuille qu’on découpe par endroits savamment choisis, on plie une ribambelle d’animaux tous reliés par le papier. J’aime beaucoup cette technique que j’avais découverte lors de mon précédent séjour japonais. Ici, j’ai donc commencé par un basique : une grue et son bébé reliés par le bec. une grue et son bébé pliés à partir d'un seul papier Ensuite, j’ai humblement demandé à mon professeur de choisir un pliage un peu plus technique, mais quand je lui ai montré ce que je voulais faire il a répété “muzukashii, muzukashii” (= difficile : youpi un mot que je connais!!). Bref, je l’ai convaincu que j’y arriverai et devant mon insistance, il n’a pu qu’accepter de m’apprendre à plier la grue sur l’éventail! Il n’avait pas l’air fâché que j’ai insisté, mais il n’avait pas l’air ravi non plus…

une grue sur un éventail, pliés à partir d'un seul papier une grue sur un éventail, pliés à partir d'un seul papier

Enfin, on est repartis amis, sur une petite photo posée devant ses œuvres (et sans le masque pour l’occasion!)atelier origami, la poseJ’ai acheté son fameux livre et le professeur et sa femme m’ont offert plein de cadeaux, dont cette jolie grue entourée d’un certain nombre de mini-tortues! Une grue avec 100 tortues (à peu près)Pour lire les débuts du « Voyage au Japon » : l’avion, une nuit au ryokan, Kyoto part 1, Kyoto part 2.

À venir (avant le prochain printemps, promis), notre vision de Tokyo, notre budget pour ce séjour au Japon et du papier fait-main!

Voyage au Japon : Kyoto, visites – part 2

(4 mois plus tard)… la suite! la suite!…

Nous avons fait 2 “escapades” en dehors de la ville, la 1ère pour visiter Arashiyama tout près de Kyoto, et la 2ème pour aller à Nara, passage obligé quand on est dans la région de l’ancienne capitale : la ville des daims!

Arashiyama : la promenade n’a pas très bien commencé, en sortant de la gare, on est emporté par la foule vers le musée voisin où l’on peut acheter des billets pour le train Torokko, pour faire une promenade bucolique. On se poste donc dans la longue queue qui patiente pour acheter ses billets. Plusieurs annonces en japonais suivent, sans traduction (comment ça je suis sensée comprendre le japonais?), mais bon, on attend. Enfin arrivés au guichet une bonne demi-heure plus tard, on nous annonce que les 2 trains suivants (1 par heure) sont complets… Hésitation, remords, on a finalement laissé tomber, sans regret, mais sur le coup, c’est rageant de faire la queue pour rien.
Arashiyama
Du coup, promenade à pied dans le village, on a visité le magnifique jardin du temple Tenryu (aaahh les cerisiers en fleurs, on ne s’en lasse pas!), puis promenade dans la montagne, avec des panoramas somptueux, et le long de la rivière Katsura, je conseille vraiment cette promenade bucolique plutôt que le petit train (que je n’ai pas fait, donc que je ne devrais pas juger, je sais!). Je vous épargne notre premier “selfie” réussi avec comme fond un bout de la rivière : il faut encore que je m’entraîne pour réussir à prendre ma tête et avoir un bel arrière plan (et de ne pas avoir l’air crispée).
Arashiyama
Enfin, retour dans le village et la foule en passant par le pont Togetsu  (je m’en serais passé : un monde fou, des cars, des embouteillages, alors que nous quittions à peine la quiétude du bord de la rivière)

Lors de notre journée à Arashiyama, une découverte que nous allons vérifier pendant tout le séjour : il n’y a pas de poubelles dans les rues! A chaque coin de rue, un distributeur de boisson, avec accolé une poubelle à bouteilles (attention, une pour les canettes et une pour les bouteilles en plastiques!), mais pas de poubelle normale, du coup, on finissait toujours par rapporter nos papiers gras et plastiques à l’hôtel, c’est quand même étrange pour un pays si propre. Comment font les japonais?

Nara - cornes
Nara : c’est quand même inévitable de passer à Nara, et je ne regrette pas. Pour ceux que la visite intéresse, vous trouverez plein de conseils un peu partout sur le net (Eydna y a même fait une rencontre avec un vieux japonais curieux : je n’en ai pas rencontré cette fois, mais à mon 1er séjour, je n’avais échangé qu’avec de vieux japonais curieux, faut croire que les jeunes ne sont pas curieux!), je ne vais donc pas faire une liste des choses à voir à Nara, tout est à voir!

On a particulièrement aimé le champ de lanternes, Nara - lanternes
et évidemment les daims. Enfin à vrai dire, à partir du moment où l’un d’eux a voulu bouffer la carte de la ville que je tenais en main, je n’ai plus rien voulu avoir en main de peur de me refaire attaquer. Nara daim
Parce qu’on ne le dit pas assez, ils ont l’air mignon comme ça, mais les daims ne sont pas très diplomates…Comme ce sont des divinités, on n’a pas le droit de le dire, mais les panneaux parlent d’eux-même…

Nara - attaque de daims Nara - attention daims

Et voila, après notre départ de Kyoto, nous sommes remontés vers le nord, direction Tokyo. Et là c’est le drame : les cerisiers ne sont plus en fleurs…. et les glycines pas encore écloses… Seulement quelques jours de plus à Nara et on aurait eu une explosion de dégradés parmes, snif, plus qu’à prévoir un autre voyage…
Nara - préglycinesLa suite, ça sera en vrac : de l’origami, du papier, Tokyo, du papier, le mont fuji, du papier et du tissu!

Pour lire les débuts du « Voyage au Japon » : l’avion, une nuit au ryokan, Kyoto part 1.

La cuisine des minipouces

Notre appart n’est pas ce qu’on imagine d’un appartement à Paris (enfin à 2 minutes de Paris) : grande chambre, salon traversant avec vue sur des jardins et sans vis-à-vis, le tout en duplex, le 2ème étage/combles étant même tout à fait vivable pour des gens pas très grands comme nous (je me souviens de l’entrepreneur qui était venu faire notre salle de bain et la tête plié sous le toit me disait “ah oui, pour vous c’est très bien”).

salle à manger côté nord ouest
notre salle à manger en 2010 mais qui n’a pas bien changé depuis

Oui, je sais, je vis dans l’appartement idéal, si si, mais il y a quand même un point noir : la cuisine. Elle n’est pas du tout proportionnée à l’ensemble, et même disons le tout net, elle est minuscule et absolument pas optimisée. La pièce est en plus multifonction, puisque c’est aussi l’entrée. La voici à notre arrivée dans l’appart il y a quelques années :

cuisine vide
la cuisine à notre arrivée.

Le “four” est maintenant sur le frigo à gauche, derrière la porte. Et les affreuses (notez mon sens de la mesure) portes de placard bleu du bas sont maintenant remplacées par des rideaux (ma 1ère couture à la machine!). Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais remplacé les affreuses portes de placard du haut…

J’avais envisagé de déplacer la cuisine dans la chambre d’amis (qui me sert d’atelier) juste à côté : non seulement mon photographe perso m’a regardée comme si j’étais folle quand j’ai émis l’idée, mais en plus, il avait raison : arrivée d’eau, évacuations, ça aurait été bien trop galère (et c’est les amis qui auraient été contents de dormir dans l’entrée…).

 

Depuis, je parle régulièrement de la réaménager, mais autant, je suis douée pour pas mal de choses (si si), autant pour l’aménagement, j’ai de petites lacunes. Et comme je n’ai aucune envie de passer à la télé, je me retiens d’appeler La Maison France 5 pour que Karine et Gaëlle viennent refaire ma cuisine.

En me baladant sur le net (oui c’est encore les vacances, j’ai le droit de le faire sans culpabiliser!), je trouve souvent des tas de conseils pour aménager sa cuisine, et naïvement, je me dis toujours que cette fois je trouverai LE site qui m’aidera à aménager ma cuisine de minipouces (aaah j’ai la chanson dans la tête maintenant…).

Ici, des conseils pour des petites cuisines équipées :

"petite" cuisine
on avait dit petite

, un conseil en particulier a retenu mon attention : découper l’espace en zones. Par exemple, la machine à laver doit être à côté de l’évier. Chez moi, c’est bon (en même temps ça aurait été difficile de ne pas les mettre à côté dans une cuisine d’1m sur 2,5m…). Bon mais du coup, dans une cuisine de 60m2, ça a du sens. découper l'espace en J’ai quand même réussi à trouver quelques conseils intéressants ici, avec l’ingénieux évier d’angle (mais, faudra faire attention à ne pas se cogner aux placards! : un évier d'angle Avec ça, on arrivera même peut-être à avoir un plan de travail dans cette micro-cuisine, j’en rêve!

Et en attendant de trouver les sous, je continue ma quête sur internet et je suis preneuse de toutes autres idées lumineuses!

1 an vs 1 jour

Robe (Butterick) homemadeIl était une fois l’histoire de ma première “vraie” robe cousue (la première étant simplissime et pas des plus ajustée, je ne la compte pas!) : le patron choisi il y a bien longtemps, j’avais opté pour un joli tissu marron à grande fleurs, pas du tout mon style, j’ai hésité longtemps, décalqué le patron à ma taille et enfin, au mois d’août dernier, j’ai dégainé les ciseaux et je me suis lancée. Presque finie à la fin du mois d’août, j’ai perdu quelque peu ma motivation à la fin de l’été. Eh oui, pour moi robe = été, et encore plus avec un tissu à fleurs. Du coup, elle est restée dans mes tiroirs de choses à terminer un jour (tiroirs qui débordent d’ailleurs, il faudrait que je pense à me trouver d’autres tiroirs où mettre mes nouveaux projets à terminer).

Robe (Butterick) homemade
passée à la machine hier, elle est un peu froissée

En octobre dernier (oui, il y a eu plusieurs étapes à ce projet-boulet comme on dit), je m’y suis remise, j’allais passer quelques jours en Martinique et pour moi Antilles = robe à fleurs (cliché dites-vous?). Pas eu trop le temps de m’y mettre avant de partir, il me restait à coudre la fermeture éclair, j’ai donc embarqué mon matériel de couture (aiguille et fil, pas la machine ne vous inquiétez pas!) là-bas pour la finir sur place. Les connaisseurs se moqueront, je ne l’avais pas prévu, mais le temps ne s’est pas vraiment prêté à la couture d’une robe doublée (même avec de fin cotons), alors de là à la finir en vitesse pour la porter sous 40°C avec 90% d’humidité (j’exagère?) j’ai re-laissé tomber. Robe (Butterick) homemade Et puis, il y a quelques jours, je me suis enfin mise aux finitions. Est-ce lié à mon départ à la mer demain? Oui car, vous l’aurez compris, pour moi robe = mer. En plus, les finitions étaient minimes : reprendre ces coutures main du zip que j’avais baclées, et retoucher aux épaules : la robe baillait sur le buste, j’ai juste réduit de 7cm de chaque côté aux épaules et là elle tombe nickel! Si vous cherchez la petite bête, oui, j’ai improvisé en bas du zip, en fait il n’y avait pas trop d’explications pour coudre le zip entre le tissu extérieur et la doublure, j’ai donc improvisé, mal. Je pense qu’avec mon année d’expérience en cours de couture, j’aurais improvisé différemment (et sans doute mieux) si je l’avais fait maintenant. Enfin, elle est faite, et j’espère la porter à la mer! Robe (Butterick) homemade Détails techniques : le patron est une pochette Butterick et le tissu d’une origine inconnue!

Je viens de vous raconter le “1 an” dans les détails et j’entends ce qui suivent demander “et le 1 jour??”.

Jupe (Tendances Couture n°4)Pour replacer un peu le contexte, quand je pars en vacances, je suis stressée : peur d’oublier des choses, peur de m’ennuyer dans l’avion, peur de ne pas avoir les bons vêtements à me mettre. Bon ce ne sont pas de vraies peurs, disons des inquiétudes, et ces inquiétudes me prennent généralement une bonne semaine avant le départ. Ce qui gâche un peu le plaisir.

Mais là, à me dire que j’aurais bien apporté une jupe toute simple droite (une un peu nouvelle parce que mes 2 jupes que je mets d’ailleurs très souvent en été, je les ai depuis une quinzaine d’années), il y a 2 jours, au lieu de me stresser pour ma valise à faire, j’ai eu comme un sursaut, j’ai commencé une jupe, comme ça : choix du patron, choix du tissu, décalquage du patron, etc, tout ça en une après-midi. J’exagère un peu en disant “1 jour”, j’ai fini le lendemain les 2 dernières coutures, mais pour moi c’est une prouesse, j’ai même failli m’en faire une 2ème, mais je n’ai pas trouvé le tissu adéquat (faut croire que j’ai pas assez de tissus dans mes tiroirs!).

Jupe (Tendances Couture n°4) Jupe (Tendances Couture n°4)

Pour les détails techniques, le patron vient d’un Tendances Couture (n°4) (acheté évidemment sur les conseils de Sakiko). Une jupe toute simple et faite les doigts dans le nez. Le tissu venait de chutes de rideaux que quelqu’un m’a données récemment, du lin (? euh bon, suis pas une pro des tissus) assez rigide. Le morceau était juste suffisant pour faire une jupe (+ un loupé de découpe!) Jupe (Tendances Couture n°4)Note pour plus tard : ne jamais faire de photos au soleil avec un tissu à trame, ça pique les yeux. Le rendu de la dernière photo correspond mieux à la vraie vie.

Sur ce, je peux partir en vacances tranquille, j’ai plein de bouquins, des mots croisés, un maillot et des vêtements faits par moi! Je vous souhaite un bel été!  

Voyage au Japon : Kyoto, visites – part 1

… la foule en délire me réclame la suite depuis des semaines, il est temps que je vous livre ma vision de Kyoto, sans laquelle vous ne pourrez certainement pas survivre…

J’aurais pu choisir un titre plus aguicheur, genre “les 5 lieux à ne pas rater à Kyoto” ou les “7 plus belles vues à Kyoto”, mais bon je garde ces titres pour quand j’écrirai mon guide de voyage (à chaque voyage, je peste contre ces guides qui ne sont jamais comme je voudrais et jamais assez pratique, suis-je la seule?).

Donc ça sera juste : “Kyoto, visites” (en 2 parties parce que sinon ça va devenir illisible). Oui je suis scientifique, et alors?

Nous avons fait du très classique (je serais curieuse de savoir comment faire original à Kyoto?) :

lion carrefour Gion – le sanctuaire shinto Yasaka (ne pas confondre temple et sanctuaire) et le parc Maruyama, nos 1ers pas au Japon sous des cerisiers en fleurs! Le parc était splendide et nous n’étions pas les seuls à admirer les arbres lourds de fleurs (on était tellement éblouis qu’on n’a même pas pris de photo des cerisiers!) ;
– le quartier Shinbashi et ses ruelles bordées de vieilles maisons, et de cerisiers gorgés de fleurs. Ce cadre idyllique est choisi par des couples ( jeunes mariés peut-être?), pour se faire photographier en vêtements traditionnels. On aurait dû plus profiter de ce coin, très calme avant la foule de touristes de Sannenzaka ; quartier Shinbashi - cerisier en fleurs

Sannenzaka : de jolies allées menant de Yasaka au temple Kiyomizu– qui d’après ce que j’avais lu dans les guides avaient l’air d’être une ballade originale, eh bien, tous les guides doivent le dire!

Où est Charlie/Sarah dans la foule de touristes
Où est Charlie/Sarah?

Mais malgré la foule de touristes, on a bien profité de cette plongée dans le Kyoto de l’époque (et dans les boutiques de souvenirs!). Sauf à la fin, où on a réussi à louper le temple Kiyomizu qui est selon le Routard l’un des 3 temples les plus visités de Kyoto. Comme quoi, avoir le nez en l’air et le guide bien rangé dans la poche, ça n’aide pas forcément à tout voir!

kyoto kimono
croisés tout au long du séjour à Kyoto, des femmes (et des hommes) en “habits du dimanche”

Teramachi en partant du nord de cette rue, juste au sud du Palais impérial. On est dans le “vrai” Kyoto, une rue tranquille avec quelques boutiques parfois centenaires deci delà (dont 2 boutiques de papiers, on est évidemment entrés dans les 2, premier petit trou au budget du jour!), et puis d’un coup, on arrive dans une galerie marchande (ça m’a fait penser à celles de Bruxelles, allez savoir pourquoi…), avec des boutiques plutôt modernes. On y a trouvé un 100Y shop bien fourni et une boutique de tissus dans laquelle j’aurai bien dépensé tous mes yens. Bizarrement, le soir venu, on a voulu y trouver un resto, mais lorsque les magasins ferment dans la galerie (19h dans mon souvenir), tout ferme : restos et café. Une constante de notre voyage : on a toujours galéré pour trouver à manger à Kyoto, mais je m’étendrai là-dessus dans un prochain chapitre!

– le Temple du Pavillon d’or (Kinkaku-ji) : un autre des 3 sites les plus visités de Kyoto, c’est une constante à Kyoto, ville-musée, sûrement très agréable à vivre mais ponctuée de “spots” touristiques. C’est le jeu quand on est un touriste, je me suis même surprise à me faire prendre en photo devant les monuments, comme les japonais (et les italiens, et les chinois, et …), parce que tout le monde prend toujours les même photos des monuments et les miennes ne seront certainement pas les plus belles alors autant avoir des photos vraiment uniques (avec moi dessus). (Non, vous ne verrez pas mon demi-sourire figé, j’ai ma réputation!)

Malgré tout ce monde, on en prend plein les yeux et le lieu a quelque chose d’apaisant.

kinkakuji temple kyoto

Après avoir mangé dans un mini restaurant familial, très accueillant “Bonne Famme” (sans blague! Mon grand regret : ne pas être allé au resto “Culotte” dans le même coin), visite du château Nijo.

Pas de photo du château, qu’on a visité un audio-guide aux oreilles, ça vaut le coût (minime). Dans le château, on a vu/entendu en vrai son parquet aux rossignols! Je me suis retrouvée plongée dans le livre Le Clan des Otori que j’ai relu (et re-dévoré) l’été dernier.

Dehors, j’ai dû passer un bon quart d’heure à observer les carpes dans les douves du château, happée par leur large bouche qui avale et recrache les pétales de fleurs sans se lasser (je vous épargne la dizaine de photos)…

banc de poisson au château Nijo poisson blanc au château Nijo

… pour ensuite tomber nez à nez avec quelques cerisiers, jamais discrets en cette période!

château nijo les cerisiers

floraisons à Kyoto
pense-bête pour les prochains voyages

– toujours pas lassés des cerisiers en fleur, nous avons fait un tour au Jardin botanique au crépuscule : pendant la très courte période de floraison des cerisiers, les parcs et jardins de la ville sont exceptionnellement ouverts à la tombée de la nuit, et des éclairages particuliers sont mis en place pour magnifier les arbres. C’est vraiment splendide en vrai. En photo par contre, ça n’est pas très convaincant!

jardin botanique de Kyoto - cerisiers
On a regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour retourner au Jardin botanique en journée, je vous le conseille vraiment. Pas seulement pour faire un tour à la droguerie avant la fermeture en sortant du jardin…! la droguerie à Kyoto

– pour notre dernier jour à Kyoto, une ballade au nord ouest. L’objectif final était d’aller au Kyoto Handicraft Center , une grosse déception (en fait une boutique de souvenirs sans aucune originalité)…

Kyoto bucolique…mais on aura découvert le sanctuaire Heian avec son magnifique jardin, débordant de …. cerisiers en fleurs évidemment!
Heian jingu

Heian jingu les cerisiers

Et puis dans ce quartier de musées dans lesquels nous n’avons pas mis les pieds (oui bon, je ne suis pas une grande fan des musées…), nous avons fait un petit tour au Fureaikan, musée de l’artisanat traditionnel japonais (eh oui, visite d’un seul musée à Kyoto, record battu!) qui vaut le détour : ça n’est pas la mise en scène la plus fun que j’ai vue, mais il y a un  nombre incalculable de vidéos sur différentes techniques artisanales (je dirais même sur toutes les technique artisanales japonaise), c’est passionnant. Il y a aussi des ateliers ouverts au public (sauf le week-end…).

Le point négatif : des vidéos disséminées dans tout le musée mais pas de quoi s’asseoir pour les regarder, dur dur après 5 jours de marche intensive dans la ville. Au moins ça permet d’éviter d’y passer la journée pour profiter d’un petit goûter dans un salon de thé à l’anglaise : “La Voiture” (en français dans le texte) qui propose une très bonne tarte tatin et dont la carte en relief  a bien conclue cette dernière journée kyotoïte.

la voiture et sa tarte tatin

Bon je vais m’arrêter là sur les visites à Kyoto même, on est aussi sortis de la ville… à suivre!

A retenir pour la prochaine fois : le Jardin botanique!!! (je suis une grande fan des jardins botaniques, ça se voit, non?) et pour le reste : suivez les guides!

Petit quiz pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout :

seulement 1 photo n’a pas été prise par moi (à part celle où on me voit évidemment) mais par une personne sachant prendre des photos (le photographe de Sarigami évidemment!). Saurez-vous la retrouver? Les 2 premiers à me donner la bonne réponse recevront chacun une magnifique carte postale signée de ce fameux photographe!

Pour lire les débuts du « Voyage au Japon » : l’avion, une nuit au ryokan.

 

Comme un lundi

* petit intermède au milieu du récit qui n’en finit plus de mon voyage au Japon *

Y a des jours comme ça, des jours où on reçoit un courrier recommandé, et comme tout bon recommandé qui se respecte ça ne fait pas plaisir (mais pourquoi personne n’a envie de dépenser 4€ de recommandé avec accusé de réception pour m’annoncer une bonne nouvelle?). Bon je vais survivre hein, ça n’est qu’une sombre histoire d’une banque qui aime jouer les gros durs avec plus petit que lui, mais la motivation de cette journée ensoleillée est retombée comme un soufflet.

Du coup, au lieu de ressasser tout ça, j’avais grand besoin d’une activité mécanique où on ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez. Ça tombe bien, un colis qui traîne dans l’atelier depuis quelques jours : j’ai enfin testé les 45 guirlandes reçues la semaines dernière.

Imaginez-moi assise par terre à côté de la prise, ça donne ça : on ouvre une boîte, on branche, on regarde les LEDs briller, on débranche, on remet dans la boîte et on recommence. Un peu plus rapide que les 55 guirlandes à piles que j’ai testées avant le grand voyage : on déchire la boîte, on ouvre le boîtier à piles, on met les piles (dans le bon sens), on allume, on regarde briller (ou pas), on éteint, on enlève les piles, on referme le boîtier à piles, on remet dans la boîte et on recommence. La vie d’entrepreneur prend parfois des tournures inattendues.

Heureusement, je sais qu’un jour ces tristounes guirlandes à LEDs seront transformées en guirlande d’origami, cela suffirait-il à me remonter le moral?

Voyage au Japon : une nuit au ryokan

Fleurs Ryokan
Après une nuit dans un hôtel proche de l’aéroport Haneda à Tokyo, nous avons fait route vers Kyoto et passé notre 1ère “vraie” nuit à la périphérie de Kyoto, dans un ryokan : une de ces auberges japonaises avec généralement des bains de sources chaudes (onsen).

Un petit appartement dans un style japonais (mais avec une chambre dans le style “western”, comprenez avec de vrais lits moelleux), avec tatami au sol et une décoration très codifiée jusqu’au moindre petit vase.

Un joli petit jardin privé, avec un splendide cerisier, une salle de bain privée avec onsen, un repas typique des ryokan (kaiseki), de vrais onsen non mixtes bien chauds, tout ça était très dépaysant!

Le repas, j’en avais beaucoup entendu parlé, donc j’ai découvert cette multitude de petits plats assez blasée…
Plateau Kaiseki Ryokan
J’ai tout goûté, moi qui suis plutôt difficile : le poisson cru, tous les légumes marinés bizarres (et le poulpe, mais pour ça je ne me fais pas prier!) et au final j’ai été plutôt déçue et même pire, c’est l’un des repas que j’ai le moins aimé. Je ne sais pas si c’était la fatigue du voyage, le onsen ou tous ces plats pas franchement à mon goût, mais mon estomac s’est souvenu de ce repas pendant longtemps. Mon photographe perso lui s’est bien bâffré! J’ai quand même réussi à le retenir pour qu’il prenne quelques photos souvenirs. On avait même chacun un petit dessin fait à la main sur notre plateau.
Dîner Ryokan(à noter, le yukata, un kimono en coton, fournit par chaque hôtel où nous avons logé, même le moins cher, plutôt agréable quand on a passé la journée sur les routes de rentrer et de pouvoir mettre sa tenue d’intérieur!)
Le lendemain, on reprend à peu près les mêmes et on recommence pour un petit-déjeuner japonais qui ne restera pas gravé dans mon cœur pour le dire gentiment!

Côté tarif, ce ryokan était quand même au dessus de la moyenne, mais l’accueil, la chambre immense, les petites attentions, le calme du lieu et les bains, tout ça valait le coût (un peu plus de 400€)!
Le ryokan : Momoyama Onsen

Réservé seulement 2 mois à l’avance, on a pas eu beaucoup de choix, mais j’en voulais un “haut de gamme”. On était d’abord partis pour réserver sur ce site, qui est assez clair, mais au final, les dates et lieux ne convenaient pas.

Et vous, avez-vous testé des ryokan? En ville ou en pleine nature? J’ai un peu regretté que celui-ci soit en pleine ville, même si à l’intérieur on avait l’impression d’être coupé du monde.

A suivre, les quelques jours passés à Kyoto et dans les environs.

Pour lire les débuts du “Voyage au Japon” : l’avion